Les troubles psychologiques en vision des films à voir

Publié le : 23 juin 20216 mins de lecture

Les troubles psychologiques sont une cause de souffrance pour un très grand nombre de personnes dans le monde : on compte environ 40 millions d’individus touchés par ce type de pathologie ; pour faire une statistique, une personne sur quatre sera affectée par une maladie mentale au cours de sa vie. Il n’est donc pas surprenant que les réalisateurs de toutes les époques de l’histoire du cinéma aient souvent inclus dans leurs films des protagonistes souffrant de troubles psychologiques. « Vous êtes fou, vous êtes un monstre. Vous avez perdu la tête. Mais on va vous dire un secret : tous les meilleurs sont fous. »

Alice au pays des merveilles, Tim Burton

L’inclusion de ce type de pathologies dans les films, si elle est bien traitée, confère aux protagonistes une plus grande complexité et une plus grande richesse intérieure, tout en nous montrant, dans certains cas, des facettes de la maladie que nous ne connaissions pas.

Suspense, comédie dramatique ou romantique, science-fiction, drame… Voici cinq magnifiques films qui traitent de troubles psychologiques de différents types, et si vous ne les avez pas encore vus, vous ne pouvez absolument pas les manquer.

La fosse aux serpents (Anatole Litvak, 1948)

Le film est basé sur le best-seller autobiographique du même nom écrit par Mary Jane Ward en 1946 ; l’intrigue raconte les terribles expériences vécues par le protagoniste dans un asile.

Olivia de Havilland joue brillamment le rôle du protagoniste, un écrivain fraîchement marié qui, après avoir montré des signes de troubles mentaux, est interné dans un hôpital psychiatrique.

Le remède à sa maladie finit par être pire que la maladie elle-même, et les terribles traitements qu’elle subit à l’intérieur de l’institution psychiatrique, comme la « fosse aux serpents », ne font qu’aggraver son état mental.

La Fosse aux serpents a été le premier succès hollywoodien à aborder, pour la première fois sans censure, le sujet tabou de la situation des patients dans les hôpitaux psychiatriques après la Seconde Guerre mondiale ; le film a réussi à créer une dimension de suspense qui lui a valu six nominations aux Oscars, cependant, peut-être en raison de la controverse qu’il a suscitée à l’époque, le film n’en a remporté qu’une, celle du meilleur son.

Le Roi Pêcheur (Le Roi Pêcheur, Therry Guilliam, 1991)

Cette comédie dramatique raconte l’histoire de Jack Lucas (Jeff Bridges), un annonceur radio mordant qui se trouve parfois à insulter les auditeurs qui contactent son émission. Après avoir mal interprété un de ses messages, l’un d’entre eux finit par assassiner sept personnes dans un bar de yuppies.

Convaincu qu’il est à l’origine du massacre en raison de son narcissisme, le protagoniste souffre d’une dépression émotionnelle. Trois ans plus tard, il rencontre Parry (Robin Williams), un vagabond dérangé et délirant qui a perdu sa femme dans le massacre du bar.

Jack et Parry forment un couple exceptionnel, ce dernier souffrant d’une grave psychose post-traumatique et d’une manie de la persécution (paranoïa), ainsi que de schizophrénie.

Les parallèles avec la figure légendaire du Roi Pêcheur sont constants tout au long du film : les deux personnages ont besoin de soins, et tous deux représentent le salut pour l’autre, dans leur quête inébranlable du Saint Graal dans la jungle de New York.

Benny

Dans l’histoire du cinéma, les comédies romantiques dans lesquelles l’amour triomphe entre des personnes atteintes de troubles psychologiques ne manquent pas Benny.

Suite à un pari disproportionné lors d’une partie de poker, ils se retrouvent tous deux contraints de vivre en colocation avec Sam (Johnny Depp), un type excentrique doté d’un réel talent pour l’art du mimétisme. Et comme le dit le proverbe, l’amour frappe tout et Sam et Joon finissent par tomber amoureux l’un de l’autre.

Donnie Darko (Richard Kelly, 2001)

Parmi les films qui ont abordé le thème de la maladie mentale, les exemples appartenant au genre de la science-fiction ne manquent pas ; c’est le cas de Donnie Darko, un film basé sur les réalités parallèles et le voyage dans le temps, dans lequel le déséquilibre mental sert de point de départ à la création de mondes fantastiques.

Ce film culte, avec Jake Gyllenhaal, Drew Barrymore et Patrick Swayze, raconte l’histoire insolite d’un adolescent schizophrène et somnambule (joué par Gyllenhaal) doté d’une imagination et d’une intelligence développée au-delà de la normale.

Donnie échappe à la mort grâce à l’apparition d’un lapin géant et démoniaque nommé Frank, qui non seulement lui confère des pouvoirs surnaturels, mais prédit également le jour de sa propre fin du monde.

Donnie Darko n’est jamais sorti sur les écrans en raison de la concomitance avec l’attaque des tours jumelles, ce qui n’a pas empêché le film de connaître un grand succès.

Take Shelter (Jeff Nichols, 2011)

Cet exemple de cinéma indépendant à la manière de David Lynch raconte l’histoire de Curtis LaForche, un père de famille qui vit avec sa femme et sa fille dans une petite ville de l’Ohio.

Curtis commence à faire d’étranges rêves apocalyptiques et, alors que sa vie semble s’effondrer, il décide de construire un abri dans son jardin pour le blizzard annoncé. Ses visions et son comportement de plus en plus étrange amènent le spectateur à se demander si la véritable raison de la construction de l’abri est de protéger les membres de la famille des dangers de ses visions ou de lui-même.

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