Trahir (Radu Mihăileanu,1993)

Prix ​​du jury œcuménique et premier opéra en 1993 à Montréal

Jusqu’à l’arrivée du dernier film de Mihăileanu, La sources des femmes, à Iaşi, nous continuons la série de films roumains vendredi avec des films plus anciens. Bien qu’il soit parlé en français, ce film est roumain car il s’agit d’une coproduction, et une grande partie de l’équipe est roumaine (y compris le réalisateur).

Trahir, le premier long métrage de Radu Mihăileanu est peut-être le film le plus clair et le plus sincère sur l’ère communiste. Oui, c’est un film avec le communisme, mais c’est une leçon sur la façon de lire la réminiscence la plus évidente de ce malheur idéologique – le collaborationnisme. Qu’est-ce que cela signifie trahir, en fait? Que se passe-t-il lorsque votre vie dépend de telles décisions?

Goerge Vlaicu, le personnage principal, est emprisonné par les communistes pour des articles défavorables d’après-guerre. En 1959, il a été proposé de devenir un collaborateur de la Securitate en échange de la liberté. Après plusieurs hésitations, il accepte, promettant de publier ses poèmes. Elle rencontre sa fiancée (qui a également été arrêtée, mais a perdu sa trace), et pendant 19 ans elle « donne le soussigné » au sujet de ses amis et collègues. Il décide d’émigrer avec sa femme et son jeune fils, et le responsable de la sécurité l’aide avec de précieuses informations. Il arrive en France où un ancien ami qui s’est évadé de prison et a des émissions de radio sur Radio Free Europe est attendu.
Je me souviens d’un épisode au début du collège quand un enseignant (ancien cours) nous a dit – au milieu des débats publics de ces années – il est faux de poursuivre ceux qui ont collaboré avec la Securitate, parce que certains d’entre eux ont été menacés avec la mort pour « vendre l’âme ». Même alors, je ne suis pas convaincu de tels arguments. C’est une attitude typique des Roumains, qui négocient tout ce qui est incapable de sacrifier et de comprendre. C’est la fin du film – le poète George Vlaicu proclame publiquement l’acte de trahison, même lorsqu’il est finalement libre. Il aurait pu admettre, personne ne l’a arrêté. Pourquoi n’a-t-il pas fait ça?

Le message final – « trahi Dieu » – est passionnant, mais il a toujours la même aversion pour ces personnages qui incarnent le mal du mal latent caché, la trahison et le déshonneur. C’est juste un bon film pour le contexte de la loi de lustration et l’unanimité pour les discussions sur la société roumaine (plus ancienne et plus récente).