La critique cinématographique en Europe de l’Ouest et aux États-Unis a l’habitude de nommer ce groupe de jeunes cinéastes remarquables lors de chaque grand festival, intitulé « The New Romanian Wave ». Dans cet article, je vais vous en dire plus sur tout ce que cette « vague » est, qui en fait partie et ce que les films ont créé.

Je pense qu’il va de soi que le fer de lance de cette génération est Cristian Mungiu. Après la Palme d’Or l’année dernière, je ne pense pas que quelqu’un d’autre puisse remettre en question la valeur. Mungiu n’est pas né avec « 4 mois, 3 semaines et 2 jours », mais il a été remarqué depuis ses études, avec un court métrage intitulé « Mariana ». Ils ont ensuite suivi « Zapping » et « The Firemen’s Choir », mais ces films ne l’ont pas remarqué sauf dans le cercle restreint de l’UNATC, de l’ICR, et de la critique. Le public ne connaîtrait Cristian Mungiu qu’en 2002 lorsqu’il a sorti son premier long métrage, The West. Bien que la structure du film ait été visiblement inspirée par Amorres Perros, le Mexicain Alejandro Gonzales Innaritu, le public a apprécié l’humour du film et le sujet qui traite le phénomène de l’émigration de façon très subtile.

Le regretté Cristian Nemescu aurait pu devenir notre premier réalisateur nommé aux Oscars. J’ai regardé sa filmographie dans l’ordre chronologique, en commençant par le film California Dreamin ‘, en continuant avec le médium de Marilena de P7 et les courts métrages étudiants C-story et Mihai et Cristina. Chez Nemescu, nous avons remarqué des influences de réalisateurs comme Alfonso Cuaron (en Californie …), Giuseppe Tornatore et Fernando Meirelles (à Marilena au P7) et surtout un vrai talent dans la gestion de la salle. Son court métrage de deuxième année de collège, Mihai et Cristina, bien que tourné sur un film noir et blanc de qualité douteuse, m’a impressionné par un montage exceptionnel et un humour savoureux. Nemescu a su raconter une histoire. Bon, mauvais, bon pack et bon film. Après tout, ça compte dans le film: le scénario peut être parfait, si le film est mal placé, vous n’avez rien obtenu, et Nemescu le savait. Il a su fleurir une histoire, ajouter de petits éléments de contes de fées urbains (le dessin du soleil dans la paume du soldat, l’Elvis, Elvis Rromano, etc.). Si je regrette beaucoup la mort d’un artiste, c’est certainement Cristian Nemescu.

Dans un futur article, Corneliu Porumboiu et Catalin Mitulescu.